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Les formats de films

AU COMMENCEMENT, LE CINEMA

Expliquer les formats utilisés au cinéma, puis leur transcription sur support vidéo est toujours un peu compliqué ! Nous allons essayer de faire simple. Lorsqu’un film est fait, le réalisateur choisit le format cinéma de l’image. Aux USA, le principal format utilisé est le 2.35 : le fameux format CINEMASCOPE (ce n’est pas très clair, car le format 2.35 définit aussi parfois le PANAVISION) ! Les américains utilisent aussi beaucoup le format 1.85 panoramique. Dans un cinéma, l’écran est proportionnel du 2.35 à 1, ce qui signifie que la longueur de celui-ci est plus grande que la hauteur : 2.35 fois ! Donc, si l’écran est au 2.35, l’image du film remplira entièrement la surface de diffusion : l’écran sera totalement couvert par l’image. Si le film au contraire est enregistré en 1.85, l’écran aura 2 bandes noires sur les côtés de l’écran. Et celles-ci seront encore plus grosses, si le film est tourné en 1.77 ou 1.33.

PUIS, VINT LA VIDEO

Le format vidéo, lui, est toujours de 4/3 (1.33). Donc si nous voulons faire rentrer un film en 2.35 – cinémascope sur un support vidéo, deux options s’offrent à nous :
1) Soit recadrer le film (ce qu’on appelle le PAN & SCAN) en choisissant dans le film la partie la plus intéressante pour le spectateur. Dans ce format, l’écran 4/3 est totalement rempli et on exploite ainsi toute sa résolution de diffusion. Le revers de la médaille est qu’une multitude de détails sont perdus dans le transfert (parfois ça peut même détruire l’ambiance du film).
2) Soit conserver le film « Au Format Cinéma Respecté ». L’image sera alors encadrée par deux bandes noires en haut et bas de l’écran. On aura donc l’intégralité de l’image originale filmée, mais la totalité de l’écran TV n’est pas utilisée.

Mais le DVD à changé la donne avec le 16/9 anamorphique. Cela signifie que sur une image 4/3, une image étirée dans le sens de la hauteur sera enregistrée, qui sera ensuite comprimée lors de la restitution. Cette technique utilise les bandes noires inutiles. Le principe est le suivant : au format 1.77, l’image est déformée de manière à remplir tout l’écran 4/3. Ensuite votre tv ou projecteur, qui lorsqu’il va commuter en 16/9 va restaurer les proportions originales de l’image filmée. Cette opération permet ainsi d’augmenter la résolution verticale de 33%. En situation réelle, une image en 2.35 Cinémascope, remplit 52% d’un écran 4/3. Elle utilise ainsi 0.52 X 625 lignes soit 325 lignes, le reste décrivant les fameuses bandes-noires. Si cette image est enregistrée en 16/9 anamorphique, ce seront finalement 470 lignes qui seront utilisées. Donc, une image en 16/9 anamorphique présentera un lignage moins visible, limitera l’effet d’escalier sur les contours obliques de l’image (l’aliasing), augmentera la luminosité et diminuera le besoin d’un doubleur de ligne (qui lui augmente de 100% le nombre de lignes affichées).

Le Laserdisc contient tous les formats cinéma possibles : du 1.33 au 2.35, malheureusement la majorité des titres, surtout en PAL – Version Française sont recadrés ! Quelques LDs US et Japonais sont sortis en 16/9, ceux-ci étaient nommés les « Squeeze-LD ».  La liste n’est pas longue :

1) Free Willy (Laserdisc US NTSC Dolby Surround)
2) The Fugitive (Laserdisc US NTSC Dolby Surround)
3) Grumpy Old Men (Laserdisc US NTSC Dolby Surround)
4) Unforgiven (Laserdisc US NTSC Dolby Surround)
5) Basic Instinct (Laserdisc Japonais NTSC Dolby Digital 5.1)
6) CliffHanger (Laserdisc Japonais NTSC Dolby Digital 5.1)
7) Cutthroat Island (Laserdisc Japonais NTSC Dolby Digital 5.1)
8) ShowGirls (Laserdisc Japonais NTSC Dolby Digital 5.1)
9) Stargate (Laserdisc Japonais NTSC Dolby Digital 5.1)
10) Terminator 2 (Laserdisc Japonais NTSC Dolby Digital 5.1)
11) Terminator 2 – THX Remaster (Laserdisc Japonais NTSC Dolby Digital 5.1)

Attention : Les LDs Japonais en Squeeze, contiennent malheureusement des sous-titres en kanjis incrustés dans l’image du film, qu’on ne peut enlever ! C’est bien dommage. Ils sont présentés dans leur ratio d’aspect original : 2.35. A la vue des tarifs de ces squeeze LDs, mieux vaut prendre les DVDs qui eux ne coûtent que quelques € !

Il est à noter que le format dit « Widescreen » sur les LDs NTSC correspond à un format respecté et il peut de ce fait être de plusieurs formats de Cinémascope.

Pour terminer, voici un récapitulatif des formats cinéma, et des formats de diffuseurs. Le texte original est issus de ce blog.

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D’abord, quelques explications concernant les termes utilisés. Un écran 4:3 est nommé ainsi car celui-ci compte 4 unités de largeur pour 3 unités de hauteur. Il s’agit donc d’une forme plutôt carrée, où l’écran est un peu plus large que haut. On nomme aussi cette proportion 1.33:1 ou simplement 1.33. Dans le même ordre d’idée, un écran 16:9 est nommé ainsi car il compte 16 unités de largeur pour 9 unités de hauteur. On nomme cette proportion 1.78:1 ou 1.78.

Format 4.3
Dans un premier temps, un peu d’histoire pour comprendre l’origine de l’utilisation du format 4:3 pour la télévision. L’emploi de ce format provient à l’origine du cinéma. Selon l’histoire, on attribue à Thomas Edison le choix de ce format au 19e siècle. Celui-ci travaillait alors avec un de ses assistants, William L.K. Dickson, qui venait de recevoir un nouveau format de pellicule de 70mm de la part de l’entrepreneur George Eastman (fondateur de Eastman Kodak). Selon la légende, Thomas Edison trouva la pellicule trop grosse et peu économique et il demanda à Dickson de la couper en bandes plus étroites, en lui indiquant la forme légèrement rectangulaire du format 4:3. De nombreuses théories entourent les motivations quant à la décision prise par Edison, mais en 1917, la Society Of Motion Pictures Engineers adopta officiellement le format 4:3 pour le cinéma.
Dans les années 30, lors des débuts de la télévision, le format fut adopté sans conteste en raison de son utilisation par l’industrie cinématographique. Le port facile de contenus filmés entre le cinéma et la télévision représente la raison principale derrière ce choix.
L’industrie du cinéma qui voyait déjà d’un mauvais œil le téléviseur, susceptible de lui voler sa clientèle, a tardé à réagir. Au début des années 50 par contre, lors de l’introduction de la télévision en couleur, l’industrie cinématographique a finalement décidé de contre-attaquer en développant des formats panoramiques qui lui serait propres, comme le Panavision (format 2.20) et le CinemaScope (2.35).  C’est aussi à cette époque que de nombreux formats audio multicanaux ont été développés, toujours afin d’offrir une expérience cinématographique plus riche et distinctive.
Format 16:9
Le format 16:9 est né quant à lui d’un compromis. En effet, un groupe de travail formé dans les années 80 s’est réuni pour établir des standards pour la production de contenu vidéo haute définition pour le cinéma. Le High-Definition Electronic Production Commitee, formé au sein de la Society Of Motion Picture And Television Engineers devait s’interroger sur les technologies amenées à remplacer le film comme media de la production cinématographique.  Il est apparu évident au groupe qu’il fallait statuer sur les multiples standards en place et parvenir à une entente. Parmi les formats les plus courants, on retrouve : le 1.33:1 (ou 4:3) le format de la télévision standard; le 1.66:1 (ou 5:3), le format panoramique standard européen; le 1.85:1, le format panoramique standard américain; le 2.20:1 le format Panavision et le 2.35:1, le format CinemaScope.
Selon la légende, Kern Powers, un membre du comité, très respecté dans l’industrie de la télévision, entreprit de dessiner au crayon les divers formats (voir illustration 2) en les superposant. Il s’est vite rendu compte que si l’on normalise les formats, on obtient un périmètre extérieur qui peut être englobé par un format de 16:9 (ou 1.78:1). Le périmètre intérieur pouvait lui aussi être couvert par un format 16:9. Il tenait là le format qui allait devenir le standard pour la TVHD. Du contenu produit pour n’importe lequel des formats pourrait ainsi être diffusés par un écran respectant cette proportion avec un minimum d’impact sur l’aspect original de l’image.
En cherchant à déterminer un nouveau standard pour l’industrie du cinéma, on a plutôt créé le format standard d’écran panoramique pour la télévision en haute définition.

Explication en images
formats-limage-disques-haute-definition-cinem-L-1Au début de l’ère du tube cathodique régnait le 4/3 qui, en fait désigne le rapport de la largeur et de la hauteur du diffuseur. Un petit exemple simple: largeur/hauteur = 4/3 = 1.33. On dira donc que ce diffuseur a un format 1.33:1 où la largeur fait 1.33 unités quand la hauteur en fait une.

formats-limage-disques-haute-definition-cinem-L-2Sur ce même principe, on retrouve le format d’écran 16/9 : 16/9 = 177. C’est donc le format 1.77:1. Ainsi, une image 4/3 diffusée en 1.33:1 remplira tout votre écran 4/3 et une image 16/9 en 1.77:1 remplira tout votre écran 16/9.

Les formats d’image au cinéma
formats-limage-disques-haute-definition-cinem-L-3Le format Academy fut créé au tout début du Cinéma, en 1910 et restera le « standard » jusqu’en 1927. Les premiers films (muets) utilisent ce format, très proche du 4:3.
Ce ratio sera porté à 1,37:1 de 1927 à 1953 pour laisser de la place à la piste son optique. L’AMPAS (Academy of Motion Picture and Arts and Sciences) l’a adopté comme standard à cette époque.

formats-limage-disques-haute-definition-cinem-L-4Le Cinérama fut le plus large des formats employés. Développé par la Paramount et utilisé dès 1952, il nécessitait l’emploi de 3 caméras et 3 projecteurs. L’écran courbe accentuait l’effet panoramique.
Il a été abandonné en raison de la complexité de mise en oeuvre.

formats-limage-disques-haute-definition-cinem-L-5La MGM a développé son propre format, le Camera 65, aussi appelé Ultra-Panavision 70. L’image est anamorphosée par une lentille cylindrique. Il n’y eut qu’une dizaine de films tournés dans ce format.

formats-limage-disques-haute-definition-cinem-L-6Le Cinémascope est le plus connu des formats panoramiques. Utilisé pour la première fois par la Fox en 1953, il utilise aussi une lentille anamorphique compressée sur la largeur comme pour le format Panavision. Le mot Cinemascope est une marque et un brevet de la Fox. Les équivalents chez d’autres majors sont Techniscope, WarnerScope, Superscope…
Le format Cinémascope n’est plus utilisé depuis 1965.

formats-limage-disques-haute-definition-cinem-L-7Le format Panavision, aussi appelé Academy Scope, utilise aussi l’anamorphose pour la projection. C’est le standard le plus utilisé aujourd’hui. Il correspond au terme « format cinéma » sur les DVD.

formats-limage-disques-haute-definition-cinem-L-8Le Super Panavision 70 (appelé aussi Panavision 70, Super Panavision, Panavision…) a été développé pour contrer le Todd-A0 (à ratio variable). Il n’est plus utilisé mais quelques chef-d’oeuvres comme My Fair Lady et Exodus ont été tournés dans ce format.

formats-limage-disques-haute-definition-cinem-L-9Le Panavision 1,85 ou Academy Flat est le grand standard pour les films tournés en 35mm (par rapport au 70mm). Il est très utilisé et idéal pour nos écrans HD 16/9.

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Les lecteurs

Trouver un bon lecteur de Laserdisc pour regarder ses LDs dans les meilleures conditions n’est pas chose simple contrairement à ce que l’on pourrait croire !

Nous allons vous présenter ici les lecteurs intéressants pour la France et classés par marques. Une dizaine de modèles sont souvent cités sur le forum pour leur qualité et leur robustesse et surtout car ils ont été commercialisés en assez gros volume en France et que l’on peut encore les trouver assez facilement à l’achat en parcourant les petites annonces.

  1. Pioneer CLD-S310 et S-315 (PAL pour le premier, PAL/NTSC pour le second)
  2. Pioneer CLD-D515 (PAL/NTSC et autoreverse)
  3. Pioneer CLD-2950 (PAL/NTSC, autoreverse)
  4. Pioneer CLD-D925 (+ mémoire de trame)
  5. Pioneer DVL-909 (combiné LD/DVD)
  6. Pioneer DVL-919E (combiné LD/DVD)
  7. Sony MDP850D

Notre liste n’est pas exhaustive. Comme cela est précisé nous nous limitons aux modèles faciles à trouver en France à des prix abordables. Ceux qui désirent avoir un panorama un peu plus exhaustif des lecteurs commercialisés à travers le monde peuvent se référer au site Laserdisc Archives uk, (tout en anglais).

Autres modèles :

Denon
– LA-2300-A

Philips
– CDV-400
– LDP-600WS

Pioneer
– CLD M5
– CLD 160K
– CLD 750
– CLD 900
– CLD 950
– CLD 959
– CLD 1500
– CLD 1600
– CLD 1700
– CLD 1750
– CLD 1850
– CLD 2600
– CLD 2850
– CLD 2950
– CLD-S310
– CLD-S315
– CLD-D515
– CLD-D925
– DVL-909
– DVL-919E
– HLD-X0
– HLD-X9
– CLD-A100

Sony
– MDP-333
– MDP-533
– MDP-640
– MDP-650D
– MDP-850D

Présentation du support

Avant l’arrivée du DVD, du défunt HD-DVD ou du Blu-Ray Disc, il existait le tout premier support optique, inventé dans les années 70 : le Laserdisc. Le Laserdisc se présente sous la forme d’un grand disque de 30cm de couleur argentée. Au début la couleur était dorée, mais pour une meilleure réfraction du faisceau laser, celle-ci sera abandonnée pour la couleur argent. Il faut remonter au milieu des années 60 (1965 pour être exact) chez Phillips et Thomson CSF : l’un des inventeurs du LD est français ! C’est en 1972 que sortira le premier lecteur de disques optiques conçu par Philips et MCA et qui se nomme : Laservision. Il faudra attendre 6 ans plus tard, pour que le premier lecteur grand public soit commercialisé en 1978 (en même temps que le magnétoscope pratiquement). Techniquement ce Laservision n’est pas tellement révolutionnaire : une image analogique, et deux pistes sons analogiques elles aussi. La piste son de droite à d’ailleurs des problèmes, et la qualité est inférieure à la piste HiFi des VHS. Les titres qui sortent sous ce format ne sont pas de qualité extraordinaire, et le succès n’est pas au rendez-vous. Dans les années 80, pour tenter de le relancer, le support change de nom pour devenir le Compact Disc Video (CDV) mais cela ne change pas grand-chose. Il débarquera pourtant en Europe en 1984 et va végéter pendant encore une dizaine d’années environ. Car le gros défaut du support, c’est que contrairement au magnétoscope : on ne peut pas enregistrer.

Il faut attendre le début des années 90. Pioneer s’intéresse alors au support et s’implique dedans pour l’améliorer. Aux pistes sons analogiques d’origines. Pioneer rajoute deux pistes son numériques de la qualité du CD Audio : PCM 16 bits à 44.1Khz, en 1985 ! Ils changent à nouveau le nom du support et créent un logo ainsi que des spécificités techniques, avec un cahier des charges, qui formeront un nouveau support. Le LaserDisc (ou LD) est né (début des années 90) !

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Pioneer apporte ainsi son savoir-faire, et le procédé de pressage s’améliore, les titres édités par Pioneer sont d’ailleurs majoritairement les meilleurs en terme de qualité d’image et de son (pas de drops et une excellente dynamique sonore). Le succès arrive alors, et les autres acteurs du marché de l’électronique emboîteront le pas à Pioneer et s’engouffreront eux-aussi dans la production de lecteurs de LDs, tels que SHARP, SONY, DENON ou encore PHILLIPS (souvenez-vous, pour ces derniers, de leur publicité : « à la perfection du son, Phillips ajoute celle de l’image !« ). Mais c’est bel et bien Pioneer qui sera réellement le pilier du support LaserDisc. En effet, au bout de quelques années, le marché peu rentable découragera les autres constructeurs et seul Pioneer supportera à bout de bras le LaserDisc, d’autant qu’enfin la qualité de l’image dépasse celle de la VHS. Le Japon fera un véritable accueil à ce nouveau support et sera le fer de lance du LD avec un carton en conséquence. Plusieurs millions de lecteurs trouvent preneur, et le reste du monde commence à suivre : les USA avec eux aussi plusieurs millions de lecteurs vendus, et l’Europe avec un peu plus de 500 000 lecteurs vendus en France uniquement dans ses dernières années de vie avant d’être remplacé par le DVD. Il faut dire que si le LD ne s’est jamais vraiment imposé en France, c’est parce que notre pays n’est pas habitué à vendre la haute technologie à des prix raisonnables et le LaserDisc à son arrivée était très cher : près de 10 000FF pour les lecteurs, et 400FF pour un LD en moyenne. S’ajoute à cela également une contrainte technique : notre pays qui a la fâcheuse habitude de ne rien faire comme les autres, a opté pour le standard vidéo SECAM pour les téléviseurs, alors que nos voisins ont choisi le PAL. Tandis que le Japon et les USA sont en NTSC. Or un lecteur de LaserDisc ne sait faire que du PAL et du NTSC. Un téléviseur multistandard (et donc cher lui aussi !) était nécessaire.

Principes du LaserDisc :
Le Laserdisc, ce sont deux minces feuilles d’aluminium simple-face recouvertes d’une couche réfléchissante métallisée, qui sont ensuite plaquées sur deux disques en plexiglas transparents. Ce qui nous donne, deux disques, tels deux CD, qui à leur tour seront collés ensemble par une couche adhésive. Le LD est ainsi double-face. C’est d’ailleurs cette colle qui peut provoquer du « Rot » sur un LD. En effet, certains titres (surtout au début !) ont utilisé une colle de qualité inférieure pour faire adhérer les deux disques de plexiglas ensemble, ce qui fait que cette colle au fil des années s’est détériorée et l’air pouvant passer, oxydait ainsi la feuille d’aluminium. Les symptômes sont des tâches sombres sur le LD, mais pas seulement, il y a aussi apparition de tâches de couleur dans l’image, pendant la lecture du film. Les tout premiers disques « DiscoVision » ont beaucoup souffert de ce problème, et de nombreux disques ont cessé de fonctionner vers la fin des années 70 depuis leur pressage. SONY et son usine DADC aux USA, étaient aussi connus pour produire des LDs plus sensibles au Rot, plus particulièrement vers la fin du LD.
Les lecteurs de LD utilisent un laser rouge, les premiers lecteurs étaient à base d’un laser Hélium-Néon, qui sera vite remplacé par un laser à semi-conducteur à infrarouge.
Le Laserdisc est surtout connu pour son format 30cm, pourtant d’autres tailles étaient disponibles : 20cm, et 12cm (même taille que le CD Audio ou le DVD pour ce dernier). Mais devant le peu de vidéo que l’on pouvait mettre dessus, ils étaient très peu utilisés :

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Ces petits LDs type 12cm étaient nommés CD VIDEO. A ne pas confondre avec un VIDEO-CD (ou VCD) qui est le format de Phillips contenant une image numérique compressée (du MPEG1) et que tous les lecteurs DVD peuvent lire. Un LaserDisc contient une image stockée en vidéo composite, et gravée en analogique sur un disque en plexiglas. C’est un peu le principe du CD Audio, d’ailleurs le LD comme le CD est lu de l’intérieur du disque vers l’extérieur avec une gravure en spirale. Ces CD VIDEO ne sont donc lisibles que sur un lecteur de LD. La définition de l’image est supérieure à celle de la TV SD et de la VHS (200 points/ligne pour celle-ci), mais inférieure à celle du DVD. Deux types de gravure existent :

  • Le CLV permet d’avoir 64 minutes de vidéo par face d’un LD de 30cm. Malheureusement, cette gravure est privée de l’arrêt sur image, du ralenti, de l’avance image par image et un lecteur à mémoire de trame (style Pioneer CLD-D925) est nécessaire.
  • Le CAV, lui, ne peut contenir que 30 minutes de vidéo par face sur un LD de 30cm. La qualité de l’image est meilleure, et permet d’avoir un arrêt sur image parfait, l’avance image par image et le ralenti. Cela est dû au fait qu’une image entière, occupe exactement un tour de disque. Comment différencier un disque en CLV d’un disque en CAV ? Le disque en CLV sur votre lecteur affichera au compteur un temps en heures, minutes et secondes, alors que le disque en CAV affichera le nombre d’images qui défilent et tournera très vite.

Les Formats cinéma étaient respectés grâce aux éditions « LetterBox », le plus souvent en 1.85 ou en 2.35. Malheureusement, les éditions françaises, étaient majoritairement avec un format recadré. Tout comme aux US où le format PAN & SCAN a fait des ravages !

Capacités Sonores du LaserDisc :
Tout comme les autres supports qui le suivront, le Laserdisc a évolué au fil de la technologie sur les formats sonores. Outre la stéréo de très bonne qualité grâce aux pistes numériques, le LD peut restituer du Dolby Surround, du THX, du Dolby Digital (ou AC3) et du DTS 5.1 uniquement sur les Laserdiscs NTSC pour les deux derniers. A noter que l’encodage particulier du Dolby Digital AC3 nécessitait pour les amplis non pourvu de prise AC3, un démodulateur permettant de récupérer le signal. Le signal DTS lui, est délivré grâce à la sortie numérique optique des lecteurs. Néanmoins, pour le DTS : sans décodeur, il est possible de lire le signal en Dolby ProLogic.
Il existait un réducteur de bruit nommé « CX Noise Reduction » qui servait à réduire le souffle des pistes analogiques. Les lecteurs détectent automatiquement ce système, mais il fut très peu utilisé : pratiquement pas sur les LDs PAL, c’était surtout sur les LDs Japonais et américains. Sur les LDs Japonais, certains titres marqués « Multi Audio » permettaient de diffuser uniquement la musique ou les paroles.
Si le LaserDisc a eu droit à des doubles éditions de titres en Français doublé, et en version originale sous-titrée Français, il existe aussi des éditions multilangue : notamment sur les LaserDiscs Japonais : vous aviez une voie en Japonais et une voie en anglais par exemple, le DVD n’a rien inventé. Enfin, le mixage sonore réalisé sur les Laserdisc, du fait qu’il est moins compressé, procure une dynamique exceptionnelle. A ce jour aucun DVD ne surclasse le Laserdisc en qualité sonore ! On croit rêver…

Les Lecteurs de LaserDisc :
Si la marque Pioneer constituait la majorité de l’offre et la plus grande variété de lecteurs, d’autres marques ont sorti elles aussi des appareils non dépourvu d’intérêt. Pour profiter de l’immense catalogue NTSC, il vous faudra un lecteur bi-standard PAL/NTSC. Ensuite, la majorité des titres étant sur deux disques, nous vous conseillons d’avoir un lecteur auto-reverse. Pioneer avait en effet mis au point un système qui enchaînait la lecture des deux faces. Quelques secondes étaient nécessaires pour que la tête de lecture se retourne. Le seul problème de Pioneer (enfin des marques japonaises en général) c’est qu’ils n’aimaient pas le RVB : raison principale, les lecteurs étaient fabriqués au Japon, et la connectique RVB est Européenne (la prise Péritel étant une invention française !). Aucun lecteur Pioneer ne possède donc ce type de connexion (ceux vendus en France en tous les cas). Par contre le S-Vidéo est roi (et non S-VHS qui est un terme réservé à la cassette vidéo) et vous aurez une image optimale via cette prise (du moins sur une tv cathodique, sur un écran LCD, ceci est plus compliqué). Celle-ci est supérieure à une connectique de type Cinch, car le S-Vidéo sépare la luminance et la Chromatique (Y/C) auquel Pioneer a ajouté un filtre pour améliorer encore le résultat. Malheureusement, seuls les lecteurs haut de gamme possèdent cette sortie. Phillips et SONY ont par contre équipé certains de leurs lecteurs en sortie RVB. Même si on n’atteint pas la qualité d’un lecteur CLD 2950, on avait tout de même un excellent rendu, le RVB étant supérieur au Y/C.
Le must à l’époque étaient les lecteurs combi : les Pioneer DVL-909 et DVL-919E, outre le fait d’avoir une excellente platine de LaserDisc (la mécanique du CLD 925)  possédaient également un lecteur de DVD. Malheureusement aujourd’hui, ils sont un peu obsolètes, notamment à cause des DVDs double couche. Un seul lecteur pour tout lire, le rêve à ce moment là. Ce n’est plus le cas avec la HD désormais…

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Le LaserDisc et les TV HD :
Venons-en maintenant à un sujet qui intéressera beaucoup de monde : que donne le branchement d’un lecteur de Laserdisc sur un écran LCD (ou plasma) HD ? Disons-le tout net, une image qui pique les yeux dans la majorité des cas! Cependant j’y rajouterai un « mais » ! Plus que le fait que votre tv soit Full HD, ou HD Ready, c’est surtout la taille qui va déterminer le résultat final. En effet, à taille égale, que le téléviseur soit en full HD ou en HD Ready, vous ne percevrez aucune différence (même si logiquement le full HD devrait avoir un meilleur résultat, puisque c’est bien connu comme pour le principe des scanners : dans l’interpolation, plus il y a de points, mieux c’est !). Par contre, le LD donnera une excellente image sur les tv LCD jusqu’à 94cm : au-delà cela risque de se gâter ! Enfin, disons, qu’ensuite beaucoup de choses entrent en ligne de compte : les puces et autres filtres de traitement de l’image de votre téléviseur, la connexion utilisée, la qualité du câble de connexion (sans le plaqué or point de salut), le lecteur, la dalle de votre tv. Bref, nous ne pouvons pas ici vous faire un cours d’électronique, mais sachez par exemple que les téléviseurs LCD SHARP de 82cm délivrent une très belle image avec le LD, très fluide, contrairement au DVD. Sur un rétro-projecteur ce sera une autre paire de manches… Si par contre vous avez encore un téléviseur cathodique, pas de problème. Pourtant des lecteurs de Laserdisc Haute-Définition ont existé au Japon (donc uniquement NTSC et en 110V), sortis sous le sigle Hi-Vision/Muse, ces lecteurs avaient une définition de sortie de 1080i ! Il fallait en plus du lecteur, un décodeur Hi-Vision/Muse pour lire les LDs sortis dans ce format. Très chers à trouver en France, nous vous les déconseillons du fait de leurs tarifs, mieux vaut se tourner vers la vraie HD, c’est à dire le Bluray : même pour ce dernier, ça vous reviendra moins cher.

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La situation du LaserDisc aujourd’hui :
Le Laserdisc s’est arrêté lorsque le DVD a atteint sa maturité et pris son essor, il y a de cela près de 15 ans. On peut donc le dire, le LD est mort, plus aucun titre n’est édité depuis plus de 15 ans, et Pioneer a évidemment depuis, arrêté la production des lecteurs, et donc avec, les pièces détachées ! Les derniers titres français sortis en PAL furent édités en 1999, début 2000. Voici les titres : The Wishmaster, Pluie d’Enfer en mars 1999; Kundun en avril 1999; U2 The Best Of en avril 1999; Sexcrime en mai 1999; L’Arme Fatale 4 en mai 1999; La Vie est Belle en septembre 1999; Astérix et Obélix contre César en novembre 1999; 1001 Pattes en novembre 1999 et Ennemi d’Etat en Janvier 2000. De plus en plus de gens ne connaissent plus ou pas le LaserDisc. Mais ceci est une autre histoire…

Donc comme dans tous les supports morts, il y a d’excellentes affaires à réaliser ! Vous avez accès à du matériel haut de gamme, performant, solide, pour presque rien (enfin si vous évitez eBay …). C’est la même chose pour le support : vous trouverez des milliers de films pour 1 à 2€ pièce pour les titres en PAL VF, 5 à 10€ pour les titres NTSC Japonais ou US (seulement, le DVD se négocie désormais à ces tarifs également voir moins cher ! Et même avec un lecteur DVD bas de gamme, vous aurez une meilleure image qu’avec un LD). Les Coffrets Japonais en Laserdiscs au niveau du packaging écrasent littéralement les éditions DVDs ou Blu-Ray, (en ce qui concerne le prix de vente de ce dernier , on se demande si ce n’est pas indécent) ! Même si le DVD a fait d’énormes progrès en matière de coffrets collectors. Mais il y a pire, certains bonus, certains titres sortis en Laserdisc en version non censurée ne se retrouvent pas dans les éditions DVD. Il y a même des titres existants en Laserdisc qui n’existent pas en DVD. Bref, c’est un excellent support à découvrir ou à redécouvrir : ne passez pas à côté du Laserdisc, vous pourriez le regretter. D’autant qu’il y a ses grandes jaquettes si classes, façon vinyls !

Le LaserDisc

Rappelez-vous l’époque où les téléviseurs cathodiques découvraient le standard NTSC, où pour avoir un jeu vidéo en 60Hz, il fallait payer très cher pour l’importer des USA ou du Japon. A l’époque, pas d’écran LCD, ni de HD, mais un support qui, enfin, abolissait le temps de rembobinage d’une VHS et promettait en terme de qualité vidéo, des lendemains qui chantent : ce fut le cas !

Véritable support vedette du Home-Cinéma des années 1990, le Laserdisc a aujourd’hui cédé sa place au DVD et maintenant au Blu-Ray. C’était surtout un superbe objet de collection : en effet jamais support n’a eu d’aussi beaux coffrets collectors (surtout dans les éditions Japonaises et Américaines !), de plus, ses grandes pochettes façon « 33 Tours Vinyls » se prêtaient à une affection toute particulière de la part des fans du Laserdisc.

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Fans comme beaucoup, de ce bel objet de collection, nous avons décidé de créer ce petit site internet qui permettra à tous les passionnés de se réunir pour parler du LD, acheter ou vendre des titres ou du matériel, des accessoires : bref tout ce qui gravite autour de notre média préféré ! Un forum est dédié et entièrement consacré à ces discussions, et ces petites annonces. D’autres surprises vous attendront au fil des mois sur notre site internet.

Bref, comme vous le voyez, en 2015 nous sommes toujours là, et nous espérons que ce site dédié au LD durera encore très longtemps…

Bon surf à tous !